JOAILLERIE

Enfant, Anaïs Rheiner rêvait devant les mandalas multicolores de pierres et de fleurs composées au sol par sa mère. Des tourmalines, des agates, des aigues-marines, du jaspe, du quartz, rapportés par son père, géologue, lors de ses périples à travers leur pays d’adoption, le Zimbabwe. A 16 ans, elle reçoit son premier bijou réalisé par un artisan joaillier d’Harare chez qui elle part en apprentissage dès son bac en poche. Quelques années plus tard, elle ouvre son premier atelier au Mozambique. Un pays qu’elle découvre juste après la guerre mais dont la beauté des plages, des lumières et de l’architecture l’a toujours attirée. Elle y crée ses premières collections de bijoux mais ressent rapidement le besoin de progresser en design. Elle refait donc ses bagages pour suivre un enseignement spécialisé de deux ans à l’université de Durban, en Afrique du Sud, avant de rejoindre sa sœur installée à Paris. Elle s’inscrit aux Ateliers d’art de France pour compléter son cursus, ouvre une boutique qui trouve sa clientèle par le bouche à oreille, et remporte la bourse de Révélation, le salon des métiers d’art et de la création organisé pour la première fois au Grand-Palais en 2013.La nature est la première source d’inspiration d’Anaïs Rheiner. Celle des jardins luxuriants du Zimbabwe où elle a grandi mais aussi la poésie des cerisiers au printemps qu’elle découvre lors d’un voyage en Corée du Sud. Elle aime la délicatesse des fleurs comme le relief de l’écorce. Fascinée par le travail de la matière, elle s’échappe souvent au musée Guimet où elle s’imprègne de l’esprit raffiné des temples bouddhistes aux sculptures ciselées.En 2007, Anaïs Rheiner ouvre sa propre boutique au 6 rue Cardinale Paris 75006  dans une petite rue confidentielle de Saint-Germain-des-Prés. Elle transforme une ancienne cave à vin en écrin lumineux et y installe son établi. Elle commence par façonner l’argent avant de se consacrer à l’or rose et jaune qui sont aujourd’hui au cœur de ses collections. Tous ses bijoux y sont fabriqués à la main, sauf le serti des diamants qu’elle confie à un atelier de la place Vendôme.Boucles d’oreilles Jardins Mystérieux

 

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