JOAILLERIE

Emmanuelle Zysman

Emmanuelle était une enfant timide et rêveuse qui aimait à se déguiser. Sa grand-mère couturière donnait souvent forme à ses idées fantasques, tandis que la petite fille jouait sous la grande table de coupe avec l’armée des boutons dépareillés, dont le général en chef était un bouton doré particulièrement ouvragé.
Cet univers est propice à la rêverie et à la création : l’odeur caractéristique du fil, les chutes de satin ou de velours comme autant de petits trésors, la craie à tracer les patrons, le ronron régulier de la machine Singer, les aiguilles plantées dans un petit coussin vu par des yeux d’enfant comme très précieux… tout cela imprime en elle l’idée que l’atelier est, telle une mine de diamants, le lieu de surgissement de tous les rêves: en son sein se matérialisent les parures qui vous rendront quelqu’un d’autre, un personnage rêvé, une fille plus belle… L’idée que l’on tient entre ses doigts le pouvoir d’être un autre, ou de rendre les autres plus désirables. Lectrice passionnée, elle se sent naturellement poussée vers des études de lettres; mais sa passion créatrice prenant le dessus, elle décide en 2000 de créer une marque d’accessoires
ultra-féminins. Elle installe son atelier-boutique rue des Martyrs, à Montmartre, tout près de chez elle. Elle dessine dans un premier temps des sacs imprimés et des pochettes en cuir que ses clientes possèdent toujours. Bientôt, elle assortit ses collections de quelques bijoux en
argent qui connaissent un succès immédiat : ses petits bracelets grigris qui portent encore bonheur aujourd’hui.
Depuis 2004, Emmanuelle Zysman créée des bijoux en argent et en or aux influences hippie chic avec perles indiennes et pierres semi-précieuses. Ses classiques : le ras de cou Forever avec ses diamants noirs, les anneaux Mon Chéri, le bracelet Link, simple fil d’or au martelage diamanté noué par un fil de coton. Ses collections : un esprit Gypset, ce trend négligé chic, où l’élégance flirte avec l’esprit bohème, popularisé par l’imagerie de cette jet-set insouciante qui fit la renommée d’Ibiza dans les années 70.

 

 

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